Du coin de l'½il, je t'observe. Tu es là, à deux pas de moi. Tu te tiens, gracieux et droit, comme à ton habitude. Je serre les poings, pour maintenir mon équilibre et m'empêcher de tomber à la renverse. J'entends ta voix. Douce et mélodieuse. Des frissons parcourent mon corps, comme si tu t'étais adressé à moi. Je ferme les yeux et j'essaie de ne pas prêter attention à ta présence. Mais tout à coup ton visage envahit mon esprit. Je ne vois alors plus que toi. Toi, tes yeux, tes mains, tes cheveux, ta bouche. Toi, toi, toi. J'ouvre à nouveau les yeux et reprend ma respiration, comme si, pendant une minute, j'étais restée en apnée, au fond de tes prunelles plus bleues que l'océan. Si j'avais pu, j'y serais restée pour me noyer. Mourir à la source de ta beauté, au creux de ma faiblesse. Soudain, tu t'esclaffes. Je manque alors de trépasser tant ton rire me fait souffrir. C'est comme un poignard qui me transperce le c½ur. Comme un une bête féroce qui me dévore les entrailles. Je sens que je vais m'effondrer, mais je résiste. Il le faut, même si j'ai mal, même si la douleur est bien au-dessus du supportable, je n'en dois rien laisser paraître. Je dois rester là, à t'observer du coin de l'½il...
j'aimerais te dire je t'aime a la foliie mais ce que j'ai peur c'est ta réaction ...